L’eau au bon endroit, au bon moment :
Lors de la transplantation, une partie du système racinaire de l’arbre est inévitablement coupée. Il doit alors développer de nouvelles racines et s’adapter à son nouvel environnement. Cette phase d’acclimatation, qui dure généralement de trois à cinq ans, nécessite un suivi attentif afin de favoriser une reprise optimale.
Avec des épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents, cette période est déterminante. Sur de nombreux sites, l’installation d’un système d’arrosage automatique n’est pas possible : l’arrosage manuel devient alors indispensable pour accompagner les jeunes plantations jusqu’à leur autonomie.
Comment bien arroser ?
L’un des principaux outils utilisés est la sonde tensiométrique. Elle mesure la disponibilité de l’eau dans le sol et indique si celle-ci est réellement accessible aux racines. Aujourd’hui, 70 arbres répartis sur le canton de Genève sont équipés de ce dispositif.
Chaque arbre instrumenté est équipé de trois capteurs pour bien mesurer l’ensemble de la zone racinaire de l’arbre :
- un premier installé dans la motte, à environ 25 à 30 cm ;
- un deuxième positionné à l’extérieur de la motte ;
- un troisième implanté à 80 cm de profondeur.
En complément, nous utilisons une tarière pour prélever des échantillons de sol. Cet outil permet de contrôler la profondeur d’infiltration de l’eau et de confronter les observations de terrain aux données fournies par les sondes.



L’arrosage ne consiste pas uniquement à lutter contre le manque d’eau. Un excès d’eau peut aussi fragiliser l’arbre en provoquant une asphyxie racinaire : lorsque le sol est saturé, les racines ne disposent plus de l’oxygène nécessaire à leur développement. Les symptômes sont alors trompeurs, car ils sont très proches de ceux d’un manque d’eau ! D’où l’importance de mesurer l’état hydrique du sol avant toute intervention, plutôt que de se fier aux seuls symptômes visibles.
D’avril à septembre 2026, nos équipes assurent l’arrosage manuel d’environ 500 arbres et 1 000 arbustes sur le canton de Genève. Derrière chaque intervention se cache un travail d’observation, de mesure et d’analyse qui contribue à assurer la reprise des plantations tout en préservant la ressource en eau.

